Recherche

Sélectionner un mot

Ensemble de moyens mis en œuvre pour lutter contre une maladie : soit pour la guérir, soit pour diminuer le danger, soit pour calmer les souffrances qu’elle cause, soit pour...

En savoir plus

Cage Ostéo-musculo-ligamentaire situé entre le cou et l’abdomen. Le Thorax contient essentiellement le cœur et les poumons, mais également l’œsophage et des gros...

En savoir plus

Amas lymphoïdes situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, d’aspect blanc grisâtre, allongés ou réniformes, disposés par groupe à la racine des membres ou le long...

En savoir plus

La Scintigraphie est une méthode d'imagerie médicale qui procède par l'administration, dans l'organisme, d'isotopes radioactifs afin de produire une image médicale par la...

En savoir plus

Ce syndrome est dû à une tumeur cancéreuse (cancer du poumon) se situant dans la région supérieure du thorax. Les cellules cancéreuses envahissent les nerfs qui constituent...

En savoir plus

Organe transitoire dont le rôle, d’ordre immunitaire, est encore mal connu, situé chez l’enfant à la partie basse du cou et dans le médiastin antérieur. Il régresse...

En savoir plus

Augmentation de volume d'un organe ou d'un tissu, due à une prolifération de cellules organiques qui forment un nouveau tissu. Une Tumeur est soit maligne (synonyme de cancer),...

En savoir plus

 Méthode d'exploration et d'imagerie médicale ou industrielle qui permet de visualiser l'intérieur (endon en grec) de conduits ou de cavités inaccessible à l'œil....

En savoir plus

Un Scanner est une série de clichés aux rayons X d'une partie du corps visualisée sur ordinateur. Ces clichés sont pris selon des angles légèrement différents et permettent...

En savoir plus

Foyer secondaire, formé à la suite de la dissémination de cellules cancéreuses par voie sanguine ou lymphatique à partir de la tumeur...

En savoir plus

La tomographie par émission de positons (TEP) est une méthode d'imagerie médicale pratiquée par les spécialistes en médecine nucléaire qui permet de mesurer en trois...

En savoir plus

Un Symptôme représente une des manifestations subjectives d'une maladie ou d'un processus pathologique, tel qu'exprimé par le patient. En général, pour une pathologie...

En savoir plus

 

JE prends contact

Prendre Rendez-Vous

01 40 94 24 24

Une question par mail

Un institut unique

Cas patient – Mademoiselle SF

Melle S.F., jeune femme de 28 ans, cavalière dans l’équipe olympique d’un grand pays d’Europe, a de plus en plus de mal à avaler par blocage au niveau de son œsophage. On découvre alors une tumeur du médiastin et du poumon droit. Dans son pays d’origine, elle subit une thoracotomie qui n’est malheureusement qu’exploratrice. La tumeur envahit massivement l’œsophage, l’aorte thoracique descendante, le lobe inférieur du poumon droit, et la terminaison de la bronche principale. Le tronc intermédiaire ne semble pas résécable et seule une biopsie est faite lors de cette intervention qui conclut à une tumeur dite pseudo-inflammatoire. Par la suite, une prothèse métallique œsophagienne sera mise en place par voie endoscopique pour permettre l’alimentation. La famille et la jeune fille ne baissent pas les bras et vont de centre en centre, en Europe, la relecture anatomo-pathologique des lames, confirme le diagnostic de tumeur rare dénommée aussi « plasma cell granuloma » ou tumeur myofibroblastique qui entre dans le cadre des tumeurs bénignes mais évolutives ou sarcomes de bas grade de malignité.

Prise en charge à l’Institut d’Oncologie Thoracique, aucune thérapeutique autre que la résection chirurgicale n’apparaissant efficace, un bilan très complet morphologique par endoscopie bronchique et œsophagienne couplée à une échographie confirment d’abord l’envahissement de la bronche intermédiaire dès son origine et le contact étroit avec le bord droit de l’aorte thoracique descendante.

Une intervention de grande ampleur est décidée. Par thoracotomie droite, la résection de la tumeur emporte le lobe inférieur du poumon, la bronche intermédiaire et la partie distale de la bronche principale ainsi que l’œsophage sur son tiers moyen. Ne demeure alors qu’une petite « pastille » tumorale de moins d’un cm² sur l’aorte thoracique descendante bien qu’une dissection sous adventicielle étendue ait été faite. Cette petite zone est marquée par fil métallique pour diriger une radiothérapie stéréotaxique complémentaire. Elle  sera faite deux mois plus tard.

Commence alors une reconstruction de la voie aérienne, nécessaire pour conserver les lobes supérieur et moyen, en anastomosant en latéro-latéral les bronches lobaire supérieure et moyenne. Puis on réimplante ce canon de fusil en termino-terminal sur la bronche principale droite. La continuité oesophagienne est restaurée par l’interposition d’un segment jéjunal « libre » prélevé par courte laparotomie dont les vaisseaux artériels et veineux seront micro-anastomosés respectivement sur l’artère mammaire interne et la veine azygos.

Bien que les suites opératoires aient été difficiles en raison d’une pneumopathie bilatérale qui a nécessité une ventilation artificielle d’un mois par trachéotomie, le résultat est excellent avec une cicatrisation optimale des anastomoses bronchiques, un œsophage fonctionnel et une fonction respiratoire à 85% des valeurs théoriques.

Un an plus tard, la patiente est en excellent état général, se nourrit normalement et a repris toutes ses activités y compris celles de sportive de haut niveau dans son équipe olympique. Elle va même découvrir, dans quelques mois, les joies de la maternité.

Cette observation illustre l’intérêt d’une prise en charge  audacieuse multidisciplinaire chirurgicale thoracique, plastique et reconstructive, pneumologique, réanimatoire et radiothérapique au sein de l’Institut d’Oncologie Thoracique

Les commentaires sont fermés.

Haut de page | Page précédente